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Abattage rituel


Lors d'un sacrifice rituel, l'animal est égorgé à vif, ce qui provoque une douleur extrême ainsi qu'une longue agonie (jusqu'à 14 minutes pour les bovins, comme l'atteste le rapport de l'INRA de 2009).
Egorgés à la chaîne, la tête baignant dans le sang de leur congénères et sentant la terreur laissée par les précédents "exécutés", les animaux recouvrent la zone d'abattage de leurs excréments et de leur urine. "Un spectacle difficilement soutenable", en ont conclu les auteurs du rapport COPERCI, de 2005.

Autres problèmes soulevés par l'abattage sans étourdissement.
- De graves risques sanitaires avérés et dénoncés par de nombreux professionnels de la santé animale et humaine.
- Une atteinte à la liberté de conscience et de religion des consommateurs, en raison de l'absence d'étiquetage des viandes rituelles lorsqu'elles sont dirigées vers le circuit classique.


 

Le Coran :

Le respect des animaux est présent dans le Coran. De nombreux passages coraniques indiquent en effet un véritable souci de compassion envers eux. "

Ainsi Allah promit l'enfer à celle qui brutalisa un chat et pardonna ses péchés à celui qui abreuva un chien assoifé." (Sahîh Muslim, 4, 1215-1216).

Comme le rappel l'historien des religions Richard Foltz, le prophète a interdit la chasse sportive, les combats d'animaux, et leur mise à mort lors des prières et du pélerinage. La loi islamique comporte bien des dispositions favorables aux animaux et montrant une certaine bienvaillance à leur égard, comme par exemple, leur droit à l'eau.



L'Aïd-el-Kébir :

Cette fête commémore la soumission d'Ibrahim à Dieu, symbolisée par l'épisode où il accepta de sacrifier son fils Ismaël sur l'ordre d'Allah, lequel envoya au dernier moment un mouton pour remplacer l'enfant comme offrande.

Doit-on égorger un mouton pour être un bon musulman ?
Rappelons d'abord que le sacrifice du mouton ne fait partie des cinq piliers de l'Islam. Et ce n'est pas tout : beaucou l'ignore, mais on peut faire l'Aïd-el-Kébir sans tuer aucun animal.

Pendant la grande fête, il existe une sunna, un acte recommandé, qui consiste à sacrifier un mouton. C'est un acte recommandé que les habitudes nationales et familiales ont parfois transformé en obligation. Ce n'est pas le cas. C'est une recommandation. De plus, depuis bien longtemps des savants musulmans ont rappelé que l'on pouvait offrir l'équivalent du sacrifice en don d'argent ou de nourriture pour les pauvres. A l'heure où certains sacrifient leur mouton sans toujours pouvoir respecter les animaux (qui trop souvent, sont maltraités et souffrent), à l'heure du gaspillage de la viande... Il est impératif de ne pas se perdre dans les pratiques traditionnelles et de revenir à l'essence du message de l'Islam : se donner les moyens de respecter les animaux et de nourrir les pauvres. Il vaut mieux alors s'abstenir de sacrifier un mouton et envoyer une somme d'argent équivalente aux pauvres du monde.


 



 
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