Grâce à une série d'interviews et d'images, la vidéo raconte en moins de 10 minutes le processus mis en place en Catalogne, ainsi que son aboutissement très émouvant, qui fut une victoire historique pour les animaux. Les protagonistes vous expliquent en détails quelques unes des anecdotes les plus remarquables, ainsi que les conséquences de cette décision en Catalogne, mais aussi dans d'autres parties du monde où les spectacles d'animaux sont toujours autorisés.
La Fondation Franz Weber est actuellement l'organisation la plus active au monde dans la lutte contre les spectacles d'animaux. Elle est présente dans chaque pays où ces pratiques restent légales : Espagne, France, Portugal, Pérou, Venezuela, Mexique, Colombie et Equateur.
On connaissait ldéjà les végétariens, qui ne consomment pas de viande. Dans une idéologie voisin, on a également les végétaliens, qui refusent d'absorber tout produit animale. Et le végétalisme peut faire peur, surtout quand il concerne l'alimentation des enfants. Décryptage d'un régime alimentaire contreversé.
Le régime végétalien affole les foules, dès lors qu'il est question de l'imposer à un enfant ou de le poursuivre pendant sa grossesse. Et les parents végétaliens sont souvent sommés de se justifier sur leur choix alimentaire, que l'opinion publique se plaît à qualifier de dangereux et d'irresponsable.
Aucun parent végétalien n'est épargné, et les célébrités végétaliennes font régulièrement les gros titres de la presse people, qui les présente comme des irresponsables mettant en danger la santé et la vie de leur enfant.
Pourquoi les parents végétaliens font-ils peur ? Les indignations et autres mises en garde exprimées par la presse sont-elles justifiées ?
Presse people : ces stars qui mettent leurs enfants en danger
Récemment, plusieurs stars végétaliennes ont attiré l’attention pendant leur grossesse. Après Natalie Portman, applaudie à l’unanimité pour sa "bonne résolution consistant à interrompre son régime végétalien pendant toute la durée de sa grossessse" (notons que si la comédienne a effectivement affirmé avoir abandonné ce régime, elle n’a à aucun moment associé cette décision à sa grossesse).
D’autres célébrités ont, quant à elles, été largement huées et montrées du doigt, telles des mères indignes mettant inutilement en péril la vie de leur enfant.
En juillet dernier, c’est l’actrice américaine Emily Deschanel (héroïne de la série Bones) qui suscitait l’indignation à cause de son régime alimentaire. Le magazine Voici (1) lui consacrait ainsi un article accusateur intitulé "Emily Deschanel, elle met son bébé en danger".
Sous les photos de l’actrice au ventre rond, le point de vue est tranché : "enceinte de 7 mois, l’actrice ne veut rien entendre. Son régime c’est fruits, légumes et lait de soja. Même si c’est son bébé qui va payer les pots cassés" (2).
Présentée comme une obstinée doublée d’une irresponsable qui imposerait un choix inconsidéré à son propre enfant, l’actrice n’est pas épargnée : le végétalisme est présenté comme un régime dangereux pour le foetus. Autant dire qu’avant même d’accoucher, la comédienne était déjà estampillée "mère indigne" par la presse people, qui n’aime pas les mauvaises mères.
Plus récemment, ce fut au tour de Beyoncé d’être épinglée par les tabloids, faisant notamment la une du magazine Public avec le titre "Beyoncé, son bébé en danger !".
Le magazine people rendait compte d’un entretien avec un professionnel du service nutrition de l’hôpital Hôtel-Dieu à Paris, pour faire le point sur les dangers encourus par l’enfant de la star aux habitudes alimentaires hors norme. Les réponses du nutritionniste sont sans équivoque : clairement et sans appel, la star mettrait en danger la santé de son enfant.
Le médecin va même plus loin puisqu’il n’hésite pas à qualifier de "folie" le choix d’un tel régime pendant la grossesse, rappelant qu’il est indispensable, pour le développement du fœtus, de bénéficier d’un "apport en acides aminés d’origine animale".
A ce stade, on est donc en droit de s’interroger, et d’avoir peur : dans le cadre d’une grossesse, le régime végétalien est-il véritablement dangereux, comme l’affirme ce nutritionniste ?
Pour ma part, c’est une toute autre question qui me taraude, à savoir : les nutritionnistes sont-ils aussi bien informés qu’ils le prétendent sur la question du végétalisme et ont-ils raison de mettre en garde les futures mères quant au choix d’un régime végétalien pendant leur grossesse ?
Des médecins peu ou pas informés, un régime alimentaire stigmatisé
Pour la plupart d’entre nous, le végétalisme reste un sujet flou, qu’on associe généralement à un mode de vie original, voire marginal ou même sectaire. Il est vrai que peu d’informations fiables nous parviennent en matière de végétalisme.
Si on veut en savoir plus, il faut chercher soi-même les informations, pour tenter d’obtenir des réponses claires (et fiables) aux questions que l’on se pose sur le régime végétalien, et sur ses adeptes.
Car il faut bien admettre que, source d’information privilégiée du citoyen lambda, la télévision ne rend pourtant guère justice au végétalisme : rarement évoqué dans les documentaires sérieux ou lors d’émissions consacrées à la santé, le végétalisme est en revanche largement mis en avant dès lors qu’il est associé à un fait divers aussi dramatique que celui du décès d’un enfant, victime de la malnutrition imposée par ses parents végétaliens.
Dans ces circonstances, les médias montrent volontiers le végétalisme comme une pure folie, et montrent leurs adeptes comme des gens dangereux qui n’hésitent pas à risquer la vie d’un enfant au nom de leurs convictions. En 2008, tout le monde s’est indigné de la mort de la petite Louise, enfant d’un couple végétalien décédée à 11 mois.
On a crié au scandale, accablé ses bourreaux et finalement, dénoncé le végétalisme comme un danger de mort pour la santé de nos chères têtes blondes.
Sauf qu’on a signalé les carences en vitamine B12 de cette enfant en généralisant ce phénomène à l’ensemble de la communauté végétalienne (La mère de l’enfant était apparemment carencée en B12) et sa fille était uniquement nourrie au sein.
Le problème n’est pas la dénonciation de ce cas particulier par les médias, mais la généralisation : et c’est aller un peu vite en besogne que de réduire le végétalisme à ces parents condamnés par la justice.
Mais les raccourcis faciles ont les gros titres ont primé : "Un couple de végétaliens devant les assises après la mort de leur fillette" (3) ou encore "Parents végétaliens : 30 mois ferme" (4), comme si le simple fait d’être végétalien en France relevait du crime.
Le miraculeux yaourt, sacralisé à l’exclusion de tout le reste
La communauté végétalienne a parfaitement conscience de ce risque de carences, et veille à se supplémenter en conséquence : dans l’ensemble, la population souffre d’un manque d’information, et le végétalisme est associé à des tragédies ponctuelles ou à des pratiques de sectes parfois évoquées dans les médias.
Ajoutons à cela la récurrence de spots publicitaires le caractère indispensable des aliments d’origine animale : il est donc difficile pour le grand public d’admettre que les "yaourts des os costauds" censés assurer la bonne croissance de nos enfants et réduire l’ostéoporose de nos mamies, contiennent finalement moins de calcium que le persil, les graines de sésame ou que l’algue wakame (laquelle contient près de 10 fois plus de calcium que le yaourt). Certes, la notion d’assimilation par l’organisme a également son importance, mais il faut rester mesuré.
Ne pas donner de yaourt à son enfant suffit donc à scandaliser l’entourage, comme si la croissance du squelette d’un enfant dépendait uniquement de la consommation de Petit Gervais.
Tenir tête à ce genre de réactions, et répondre que les végétaux peuvent contenir plus de calcium qu’un produit laitier, c’est s’exposer à un "Non, c’est faux ! Si c’était le cas, ça ce saurait !".
Eh bien non, justement, ça ne se sait pas. Alors on continue à croire que le yaourt est l’unique allié des os solides, sans se poser plus de questions, et condamnant le régime végétalien au profit de ce que nous ont inculqué les théories nutritionnelles classiques, ainsi que des spots publicitaires et autres campagnes télévisées.
Dans la conscience collective, les produits restent "nos amis pour la vie", envers et contre tout.
Ce qu’il faut savoir sur les végétaliens
Je côtoie régulièrement des personnes (couples et familles) végétaliennes. Nous avons beaucoup échangé sur ce sujet, ce qui m’a permis de découvrir le végétalisme au quotidien et de reconsidérer bon nombre d’idées reçues sur la question.
Avant de condamner les parents végétaliens, il me semble utile de préciser quelques éléments concrets, sans toutefois entrer dans de fastidieuses démonstrations sur les apports nutritionnels comparés d’un régime végétalien et d'un régime omnivore.
- Les végétaliens sont parfaitement informés des possibles carences découlant de leurs choix alimentaires. La carence principale est celle en vitamine B12, carence contre laquelle les végétaliens se prémunissent, par une simple supplémentation.
- Les végétaliens sont bien plus soucieux de leur équilibre alimentaire que la plupart des omnivores. Alors que les omnivores pensent avoir acquis de bons réflexes en matière d’alimentation les mots d’ordre : « complète et variée »), les végétaliens s’efforcent de diversifier au maximum leurs sources d’apports en vitamines et protéines, afin d’éviter précisément toute carence. Ils sont ainsi beaucoup plus pointilleux et soucieux de ce qu’ils mettent dans leur assiette.
- Parce que la plupart des aliments industriels sont incompatibles avec leur régime (sachez que l’on trouve des traces de lait dans à peu près tout, y compris dans certains légumes surgelés), les végétaliens privilégient les aliments frais et la cuisine maison. Peu ou pas de plats préparés pour eux, un choix méticuleux des produits alimentaires transformés qu’ils consomment, un recours régulier voire systématique aux produits bio au détriment des marques industrielles. Là encore, le végétalien marque un point en s’efforçant d’avoir, dans son assiette, des aliments aussi sains que possible.
- La grossesse n’est nullement incompatible avec le végétalisme. J’ai pour ma part été enceinte plusieurs fois en étant omnivore et j’ai toujours souffert de carences pendant ces périodes. Je connais des mamans végétaliennes qui, pour leur part, ont eu des bilans sanguins exemplaires pendant leurs grossesses, et qui ont donné naissance à de beaux bébés bien portants, en parfaite santé. Comme quoi.
- Enfin, avant que l’on ne m’accuse de prêcher pour ma paroisse (car je le précise, je ne suis pas végétalienne) (ni membre d’une secte crudivore, je vous le promets), terminons simplement sur un rapport médical de l’association américaine de diététique (5), rapport médical très complet qui conclut que "Les régimes végétariens menés de façon appropriée sont bons pour la santé, adéquats sur le plan nutritionnel et sont bénéfiques pour la prévention et le traitement de certaines maladies" et que "Une alimentation végétalienne bien planifiée et les autres types d’alimentations végétariennes sont appropriés à toutes les périodes de la vie, y compris la grossesse, l’allaitement, la petite enfance, l’enfance, et l’adolescence".
Peut-être serait serait-il enfin temps de se réconcilier avec ces énigmatiques mangeurs de verdure auxquels on prête d’étranges mœurs et motivations.
On pourrait également s’interroger sur le bien fondé de leur choix et les bénéfices de leur alimentation. Et cesser de s’indigner devant les parents qui font le choix du végétalisme, alors que nous trouvons quasi normal de faire de nos enfants des adeptes de la junk food et du fast food.
Il n’existe pas UNE alimentation fiable mais DES alimentations fiables. Et le régime végétalien n’est pas à proscrire ou à condamner sous prétexte qu’il serait responsable de plus de troubles médicaux qu’un régime omnivore équilibré. Et puis après tout, comme le dit l’adage : dans le cornichon, tout est bon.
Alors que l’identification est obligatoire pour tous les chiens dès l’âge de 4 mois et en cas de cession (vente ou achat), celle des chats ne répondait pas aux mêmes exigences. Une proposition de loi risque de changer la donne. L'Assemblée nationale a en effet adopté en deuxième lecture la proposition de "simplification et d'adaptation du droit".
Votée par 302 voix contre 141, la proposition de "simplification et d'adaptation du droit" a été votée à l’Assemblée nationale, en seconde lecture, le 1er février dernier.
Cette proposition comprenait 250 articles, parmi lesquels la question de l’identification des chats. Elle vise à unifier le même principe régissant l’identification des chiens et des chats.
En clair : obligatoire pour tous. Les chats, nés après le 1er janvier 2012 et âgés de plus de 7 mois devront donc être identifiés, par puce électronique ou par tatouage.
Applicable en 2012
Jusqu’à maintenant, chiens et chats n’étaient pas soumis aux mêmes obligations. En effet, l'identification par puce électronique ou tatouage est à l’heure actuelle obligatoire pour tous les chiens âgés de plus de 4 mois (loi du 6 janvier 1999). Tous les chiens et chats changeant de propriétaire, qu’ils soient vendus ou donnés, doivent également être tatoués ou munis d’une puce électronique avant toute cession.
Cela sous-entend que si un chat naît dans une portée et qu’il est gardé par son propriétaire (sans cession donc), l’animal n’a pas obligation d’être identifié. Toutefois, s’il voyage en Europe ou bien encore pour être couvert par une assurance santé chien ou chat, l’identification est alors obligatoire. Le Code rural rend aussi obligatoire l’identification des chats des départements officiellement déclarés infectés de rage.
Cette disposition a déjà été adoptée le 13 décembre 2010, dans les mêmes termes, par les sénateurs avec l’assentiment du gouvernement. Donc selon toute vraisemblance, cette loi devrait être applicable dès 2012.
A noter que loi de simplification du droit portant cette nouvelle disposition contenait aussi celle s’appliquant aux ventes d’animaux domestiques : elle visait à fonder, dans ce cadre, les recours en nullité de vente sur le vice caché. Elle a finalement été rejetée, le 1er février, par l’Assemblée nationale.
A l'odeur, on s'était préparé. Au bruit – un concert de caquètements et de griffes grattant le grillage – on s'habitue. Ce qui frappe en premier lorsqu'on pénètre dans un élevage de poules en batterie, c'est la pénombre.
L'élevage de Claude Dumoulin, près du village de Framicourt dans la Somme, est de taille moyenne : 125 000 poules réparties dans deux hangars. A l'intérieur, des cages à perte de vue sur huit niveaux, partagées en quatre allées au milieu desquelles dansent, de loin en loin, des néons suspendus verticalement.
Durant leur année de ponte, les poules ne voient pas la lumière du jour.Soren Seelow
De leur entrée en cage à 18 semaines jusqu'à leur départ pour l'abattoir, un an plus tard, les poules pondeuses passent l'intégralité de leur existence entre l'obscurité la plus complète et la pâle clarté des lampes. Pour le citoyen soucieux du "bien-être animal", l'enfer aviaire, pour le consommateur lambda, un mal nécessaire.
Le sol des cages, entièrement grillagé, est incliné de sorte que les œufs (elles en pondent deux tous les trois jours) tombent sur le tapis mécanique qui les emmène, via une rampe extérieure, jusqu'à un troisième bâtiment d'où ils seront expédiés pour le conditionnement. Tout, de la lumière à l'expulsion des fientes en passant par le contrôle de l'humidité, est automatisé.
"BIEN-ÊTRE ANIMAL"
"Vous entendez quand elles chantent, c'est qu'elles sont heureuses. Ça, c'est le bonheur pour un éleveur." Claude Dumoulin est conscient de la mauvaise image dont souffrent les élevages industriels auprès d'une opinion de plus en plus sensible au sort des animaux de rente. "J'aime mes poules, insiste-t-il. Vous savez, un animal stressé produit moins. J'ai tout intérêt à ce que mes poules se sentent bien."
Toutefois s'il a consacré 3,2 millions d'euros – "25 euros par poule" – à la mise aux normes de son élevage l'an dernier, ce n'est pas par excès d'empathie pour son troupeau, mais en raison d'une nouvelle directive européenne entrée en application au 1er janvier. Claude, qui est "dans l'œuf depuis 1978", en est à sa troisième directive en moins de trente ans. Au gré des textes pondus par la Commission européenne, l'espace vital de ses gallinacées est ainsi passé de 450 cm2 à 550 cm2 (un peu moins que l'équivalent d'une feuille A4) puis à 750 cm2 cette année.
La nouvelle directive "bien-être animal" prévoit en outre quelques aménagements censés répondre aux besoins comportementaux des animaux : les poules peuvent désormais se mouvoir dans des cages de 20 à 60 individus (contre six dans des cages fermées jusqu'ici), de petits perchoirs métalliques ont été posés (les volatiles se perchent instinctivement pour dormir afin de fuir les prédateurs), un grattoir leur propose de se faire les griffes et un "nid", sorte d'isoloir entouré d'une jupe en plastique orange, leur permet de pondre à l'abri des regards.
LIME À ONGLE
Claude Dumoulin a beau juger qu'on y va parfois un peu fort en terme de bien-être animal – "la lime à ongle, elles ne s'en servent pas. On a oublié de leur donner le mode d'emploi" – il constate tout de même que les poules y sont plus à leur aise."Pour nous, ça change rien, à part le prix de revient. C'est la poule qui a tout gagné en confort", résume-t-il.
L'association L214, qui milite pour le bien-être animal, n'est pas de cet avis. Elle constate qu'en tenant compte des nouveaux aménagements (nid, grattoir, etc.), l'espace vital des poules n'a pas été augmenté de 200 cm2, mais de l'équivalent de deux tickets de métro. Les volailles sont toujours entassées, dénonce-t-elle, les sols grillagés en pente leur abîment les pattes, bref, on est loin de conditions d'élevage acceptables. L214 milite d'ailleurs pour l'interdiction pure et simple des poules en cage au profit des modes d'élevage dits alternatifs : au sol (en intérieur mais sans cage), en plein air ou bio.
En France, 1er producteur européen d'œufs, 80 % des 46 millions de poules pondeuses sont élevées en cage. 60 % de la production est vendue en "œufs coquille" dans le commerce, les 40 % restant étant transformés en œufs liquides à destination de la restauration rapide, des pâtes alimentaires et de la pâtisserie. Signe que la question des conditions de vie des animaux de rente imprègne peu à peu la société, la part des "œufs coquille" issue de l'alternatif augmente régulièrement et atteint aujourd'hui 35 %.
"FAIRE PLAISIR À LA POULE"
L'élevage en plein air ? "C'est un peu faire plaisir à la poule", résume Claude Dumoulin. "Moi, je n'ai rien contre, la seule différence c'est le coup de revient : 10 centimes à l'achat pour un œuf en batterie, 20 % de plus pour le plein air, et 40 % pour un œuf bio. L'œuf est la protéine animale la plus abordable, et celle dont la consommation augmente le plus (+ 3 % par an). Notre objectif, c'est que la ménagère achète moins cher !", argumente-t-il.
A cette approche mercantile, L214 oppose le respect des conditions de vie des animaux. Pour sensibiliser l'opinion, l'association a publié sur son site Internet des vidéos tournées dans des élevages aux normes 2012 :
Deux traditions philosophiques s'affrontent. D'un côté, les défenseurs des droits des animaux et les antispécistes – nourris par les travaux de Jacques Derrida,Boris Cyrulnik ou encore Claude Lévy-Strauss – considèrent avec Aristote que la différence entre l'homme et l'animal n'est "pas de nature, mais de degré" et que l'humain ne peut donc chosifier la bête (dans le code civil, l'animal est un "bien meuble", c'est-à-dire qu'il n'est considéré que dans la mesure où il appartient à l'homme). De l'autre, les cartésiens, convaincus que l'homme, "maître et possesseur de la nature", a le droit d'exploiter à sa guise le vivant (le fameux"animal-machine") pour assurer sa subsistance et de son développement.
L'exploitation du potentiel économique des poules ne s'arrête pas à la seule ponte. Une année loin du soleil et quelques 300 œufs plus tard, elles partent pour l'abattoir, avant d'être exportées pour moitié vers l'Afrique, grande consommatrice de poules. L'autre moitié est recyclée dans les plats cuisinés (couscous, paella, etc.) et la nourriture pour animaux domestiques…
«En tant que trésor national de la Chine, les pandas géants possèdent une signification symbolique particulière, représentant la confiance mutuelle et l'amitié entre les peuples français et chinois», a expliqué Sylvie Bermann, ambassadeur de France en Chine, le 3 décembre dernier lors de la signature de l’accord de location des animaux. Le prêt de pandas est un signe politique de bonne entente avec la Chine, depuis les premiers cadeaux faits dans les années 1940. Un couple de pandas chinois offert aux Etats-Unis avait alors marqué le début de ce qui a été ensuite appelé «diplomatie du panda».
Entre 1957 et 1982, la Chine a offert 23 pandas à neuf pays (l’ex-URSS, la Corée du Nord, le Japon, les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, l’ex6Allemagne de l’Ouest, la France, le Mexique et l’Espagne). En 1973, Yen Yen et Li Li étaient les premiers pandas offerts à la France après la visite de Georges Pompidou à Pékin.
Depuis les années 1980, la Chine ne fait plus cadeau de ses précieux pandas: elle les loue, pour une durée de dix ans en général. Les zoos qui accueillent ces pensionnaires comptent sur leur attractivité pour renflouer les caisses et payer les redevances dues à la Chine. Le directeur du zoo de Beauval, qui va accueillir dimanche Yuanzi et Huanhuan parle d’une opportunité «énorme» mais garde le coût de cette opération confidentielle. Des estimations circulent toutefois, chiffrant à environ 750.000 euros par an le prix de la location des plantigrades.
A bord du Panda Express
Le mâle Yuanzi et la femelle Huanhuan arriveront dimanche à Roissy dans unBoeing 777 à leur effigie, spécialement affrété pour l’occasion, le «FedEx Panda Express». «L’arrivée des pandas géants a permis au zoo de Beauval de renforcer son rôle dans la protection de l’une des espèces les plus menacées au monde. Cela marque le début d’un long partenariat en faveur de programmes de recherche et de conservation entre Beauval et la base de pandas de Chengdu», ajoute Rodolphe Delord, directeur du zoo de Beauval, qui a dû montrer patte blanche avant de recevoir ses précieux pensionnaires. L’Association chinoise des jardins zoologiques a en effet exigé que les conditions d’accueil soient idéales: des cages confortables, remplies de bambous et recréant un environnement«chinois» ont été installées au cœur du Loir-et-Cher.
Un confort nécessaire si le zoo veut faire se reproduire Yuanzi et Huanhuan. S’ils faisaient des petits, ceux-ci seront renvoyés en Chine à l’âge de trois ans: c’est une des clauses du contrat.
ANIMAUX - Les deux pandas, arrivés dimanche de Chine, ont partagé quelques moments d'intimité...
Huan Huan et Yuan Zi, les deux pandas géants prêtés à la France par la Chine, ont pris leurs quartiers d'hiver dans le Zooparc de Beauval (Loir-et-Cher), où ils semblent vivre une parfaite acclimatation, s'offrant même leur premier moment d'intimité, un signe positif pour le zoo, qui souhaite les faire se reproduire.
«Comment ne pas tomber amoureux?»
«Regardez comme ils sont beaux. Comment ne pas tomber amoureux?» demande Delphine Delord, la directrice de la communication du Zooparc de Beauval, assise face à la baie vitrée derrière laquelle les deux pandas évoluentdepuis leur arrivée dimanche. Pendant que le mâle, Yuan Zi («Rondouillard»), se régale de brassées entières de bambous (l'animal peut en manger jusqu'à 40 kilos par jour), la femelle, Huan Huan («Joyeuse»), se promène en contrebas, semblant vouloir marquer son territoire. «Ils forment un super couple», insiste Delphine Delord. «Le mâle est entreprenant, tandis que la femelle est plus timide, beaucoup plus en retrait. Ils se connaissent depuis leur naissance», complète le directeur, Rodolphe Delord.
C'est en fin de matinée que la femelle s'est décidée à grimper sur le tapis de bambous qu'occupait le mâle depuis plusieurs heures. Les deux pandas se sont alors retrouvés côte-à-côte pour un premier moment de complicité. «Ils ne sont pas encore matures sexuellement», prévient Rodolphe Delord. «S'ils sont parfaitement compatibles génétiquement, il faudra attendre trois ans avant d'espérer les premières naissances. Sans doute des jumeaux, comme dans 50% des cas chez les pandas.» La sexualité des pandas répond par ailleurs à des critères temporels très stricts. «La femelle est en chaleur trois journées durant et n'est réceptive qu'une journée dans l'année, il ne faut pas se rater», explique le directeur du Zooparc.
«L'acclimatation se passe admirablement bien»
Rodolphe Delord affirme que «l'acclimatation, qui se passe admirablement bien, au-delà de nos espérances, a été d'autant plus facile qu'il n'y a pas de différence de température entre leur lieu de résidence chinois et Beauval». «Après, il y a l'alimentation, mais là aussi ils semblent apprécier la vingtaine de variétés de bambous français que nous leur proposons», explique le directeur du Zooparc. Les deux pandas prêtés à la France pour dix ans bénéficient de deux parc extérieurs de 1.000 m2 chacun et de deux maisons climatisées de 400 m2 situés dans l'espace chinois de 2,5 hectares.
Visibles par le grand public à compter du 11 février 2012, ils ont comme voisins des pandas roux, des aigles de Steller et des panthères de neiges. Au parc de Beauval, basé au coeur de la Vallée du Cher, leur arrivée a été un événement important: «Je suis au Zooparc depuis quatre ans et depuis cette date nous parlons de leur arrivée comme d'un événement imminent. Et là, ils sont là enfin sous nos yeux. C'est magnifique», se réjouit une employée du zoo.
730 lémuriens, espèce protégée, qui ont proliféré et sont devenus "indésirables" à Mayotte, sont menacés d'euthanasie, a alerté jeudi la Fondation Brigitte Bardot dans un communiqué.
L'association de protection des animaux "en appelle aux autorités pour adopter une solution alternative raisonnable +contraceptions, stérilisations+ et propose son aide afin d'éviter un massacre inacceptable".
Selon la FBB, le sort des 730 lémuriens devait se jouer ce jeudi, lors d'une commission CNPN (Conseil national de protection de la nature).
"Un rapport commandité par le gouvernement évoque leur possible euthanasie en ces termes: agir discrètement et rapidement pour ne pas alerter le grand public, déclasser, sur la réserve naturelle, cette espèces menacée et protégée pour pouvoir les exterminer", indique le communiqué.
Depuis de nombreuses années, une association locale tente de préserver les lémuriens de Mayotte. Mais, par manque de moyens et de conseils, les animaux sont devenus indésirables, selon la FBB.
"Les lémuriens sont des animaux inoffensifs qui se nourrissent de fruits et de feuillages. Ils se sont malheureusement trop reproduits sur un îlot de 84 hectares, désormais classé réserve naturelle", a expliqué de son côté à l'AFP Valérie Terrazzonie, chargée de mission à la FBB. "Il faudrait en transférer une partie, en laisser 200 et de toute façon faire un sanctuaire pour ces animaux qui sont maltraités par les agriculteurs", a-t-elle estimé.
La FBB rappelle qu'en 10 ans, la population de lémuriens est passée de 45.000 à 18.000 sur l'île principale de "Grande Terre".